Le Temple de Diane

Les Jardins de la Fontaine ont été construits au 18ème siècle, à la demande de Louis XV, par Jacques Philippe Mareschal, ingénieur du roi et directeur des fortifications des provinces du Languedoc. Mais au milieu de ces jardins du 18ème se cachent des ruines et des monuments antiques comme la Tour Magne ou le Temple de Diane. Ce dernier reste d’ailleurs, encore aujourd’hui un mystère.

La maquette du temple de Diane par Auguste Pelet. Musée de la romanité- Photo L

En effet, personne ne sait avec exactitude quelle était sa fonction première. Ce qui paraît le plus probable est qu’il est été érigé sous Auguste, lors de la construction d’un sanctuaire à sa gloire et à celle de sa famille. Ce sanctuaire aurait été composé d’un bassin, de deux escaliers demi-circulaires, d’une nymphée, d’un odéon (le petit théâtre enfoui) et d’une salle de cérémonie, le Temple de Diane.

La nymphée des Jardins de la Fontaine- Photo L

Mais d’autres pensent que cela aurait pu être une bibliothèque ou un bâtiment à fonction publique, ou même une propriété privée. Tout cela reste encore assez flou. En revanche, ce qui est certain, ce sont les différentes fonctions qu’il a eu ensuite.

Il a ainsi été utilisé de bien des manières avant que les Jardins de la Fontaine ne soient construits. Il servit par exemple, de chapelle pour l’abbaye de Saint-Sauveur-de-la-Fontaine, qui appartenait à l’ordre de Saint-Benoît et qui accueillait des fillettes issues de la haute société, entre le 10ème et le 16ème siècle. Lors de démêlés entre protestants et catholiques, cette chapelle fût saccagée, puis laissée en l’état.

L’édifice a ensuite été transformé en grange, détruite à la suite d’un incendie,

Pour ce qui est de la disparition de la plupart des blocs de roches qui le composaient à l’origine, ils furent enlevés pour servir notamment à la construction des remparts de la ville.

Le temple vu de l’intérieur- Photo L

Aujourd’hui nous connaissons ce monument comme « le Temple de Diane », ce nom étant issu plus d’une superstition des Nîmois, que d’une réalité historique. Mais ce « temple », comme nous aimons à l’appeler, bien qu’abîmé par les nombreux événements subits à travers les ans, reste debout et continue de faire la fierté des Nîmois.

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